04/09/2008

 

Le feu du Saint Esprit

Texte : Luc 3 :15-16

 

            Introduction : Par moments il y a des petits chœurs appris à l'Ecole du Dimanche qui me reviennent à l'esprit. Cela non seulement montre l'efficacité de la mémorisation dès son jeune âge, mais aussi l'importance des vérités bibliques fondamentales qu'ils véhiculent.

Le chœur auquel je pensais cette semaine est intitulé : « Ce qui me donne la vie, c'est le feu de Ton Esprit ». Bien sûr, il s'agit ici de la vie spirituelle ! En effet, Jésus Lui-même a reconnu : « C'est L'Esprit qui vivifie ; la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie » (Jean 6 :63).

Dans notre texte de départ Jean le baptiseur présente Jésus comme Celui qui baptise du Saint-Esprit et de feu. En effet, le jour de la Pentecôte, le feu du Saint-Esprit a embrasé le cœur des disciples. Parmi les manifestations surnaturelles, signalant la descente du Saint-Esprit sur l'Eglise naissante, selon le récit dans le livre des Actes, « il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux... des langues, semblables à des langues de feu... se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer » (2 :2-4).

Encore une fois nous voyons la présence et l'action du Saint-Esprit liées au feu, qui est l'un des symboles de la Troisième Personne de la Trinité.

Pourquoi le feu ? Il y a un certain nombre de connotations rattachées au feu.

Dans l'Ancien Testament, le feu de Dieu est souvent le signe de Son approbation, de Sa faveur. On se souvient du prophète Elie au mont Carmel. Confronté aux faux prophètes, servant Baal, Elie les défia et construit un autel à l'Eternel, à qui Il demande : « Réponds-moi, Eternel... afin que ce peuple reconnaisse que c'est toi qui ramènes leur cœur ! Et le feu de l'Eternel tomba, et il consuma l'holocauste... Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : ‘C'est l'Eternel qui est Dieu !' » (I Rois 18 :37-39).

Déjà Moïse avait, lui aussi, connu cette même réalité lors de son appel. En effet, « l'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson » (Exode 3 :2). Plus tard, lors de l'alliance de Dieu avec Son peuple, « le mont Sinaï était tout en fumée, parce que l'Eternel y était descendu au milieu du feu... » (Exode 19 :18).

Dans ce feu divin, qui est signe de la présence manifeste de Dieu, il y aussi une allusion au jugement de Dieu, qui est appelé en Hébreux 12 :29 « un feu dévorant ».

Dans le Nouveau Testament, le baptême du Saint-Esprit tel qu'il est décrit dans le livre des Actes agit tel un feu puissant dans la première église. C'est ce feu du ciel qui dynamise les chrétiens et fait de l'église chrétienne une force redoutable.

Le symbolisme du feu est très riche ; j'aimerais ici souligner trois propriétés spécifiques au feu :

 

•1.      Le feu du Saint-Esprit purifie l'église (Actes 5 :1-11)

 

Lorsqu'on pense au livre des Actes, on a souvent tendance à idéaliser la première église. On

oublie que cette église était aussi imparfaite que toute église parce qu'il y a toujours l'élément de la chair, qui a des désirs contraires à ceux de l'Esprit. En effet, en plein réveil spirituel, en plein essor, dès le chapitre 5, l'église essuie un grave revers. Malgré le climat d'unité, de générosité, de solidarité, et de vigueur dans le témoignage qui était rendu à l'extérieur (vv. 32-36), il y a un couple qui se démarque par sa décision de tromper les apôtres en retenant une partie du prix de la vente de leur propriété. Par le biais de l'apôtre Pierre, le Saint-Esprit dévoile le péché, en l'occurrence le mensonge proféré par ce couple. Pierre s'adresse d'abord à Ananias et lui dit : « Pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit... » (5 :3). Au verset 5, nous apprenons que ce frère, « entendant ces paroles, tomba, et expira »... et ce n'est pas fini car, selon le verset 10, environ trois heures plus tard, sa femme Saphira, elle aussi coupable de mensonge, « au même instant... tomba aux pieds de l'apôtre, et expira ». L'effet de ce « nettoyage » spirituel fut qu'une « grande crainte s'empara de toute l'assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses » (v. 11). Oui, le feu du Saint-Esprit purifiait l'église de toute souillure, car comme Son nom l'indique, le Saint-Esprit est un Esprit de sainteté et de pureté. Seulement ainsi l'église peut continuer à avoir un impact sur la société. Notre puissance spirituelle dérive de notre pureté spirituelle !

 

•2.      Le feu du Saint-Esprit produit de l'énergie spirituelle (Actes 1 :8)

 

Jésus avait bien expliqué la raison pour laquelle le baptême dans le Saint-Esprit représentait

une nécessité pour chaque disciple en vue de la mission qui leur était confiée :

« ...vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins... »

Tel un combustible, apte à produire de la chaleur, le feu du Saint-Esprit a littéralement embrasé non seulement les 12 apôtres mais tous les croyants. Dès le jour de la Pentecôte, ce feu leur a donné le courage, l'audace, l'énergie de parler de Jésus sans aucune honte, de témoigner avec ardeur de Sa parole dans un contexte d'hostilité et de persécution. Ce feu les a remplis de passion pour les perdus, de compassion pour les souffrants, de zèle et de détermination face à l'opposition... Rien, ni personne a pu arrêter ces croyants baptisés dans le Saint-Esprit.

Dans Actes 17, il est question d'un groupe de Juifs qui, jaloux des apôtres (Paul et Silas), les accusent devant les magistrats de la ville : « Ces gens, qui ont bouleversé le monde, sont aussi venus ici... » (v. 6). Quel compliment ! Ces apôtres vivaient de manière tangible cette vérité : « ce qui me donne la vie, c'est le feu de Ton Esprit » !

 

•3.      Le feu du Saint-Esprit permet à l'église de briller dans le monde (Actes 11 :26)

 

Ce même « combustible céleste » dégageait une lumière qui envahissait et qui brillait dans les  ténèbres du monde. Suite à un mouvement de persécution féroce, les chrétiens furent dispersés... en fait, cette persécution ne faisait que répandre le feu de l'Esprit dans d'autres régions ! Au chapitre 11, nous voyons ces chrétiens, nullement effrayés ni intimidés par les obstacles rencontrés, continuant à annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus (v. 20). Quelle bénédiction de lire, au verset 21, que « la main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur ». Dans ce même chapitre, nous voyons l'arrivée de Barnabas et Paul à Antioche, où « pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens » (v. 26). Quel témoignage de l'extérieur ! Les gens ont remarqué que ces croyants ressemblaient à Christ. Ils étaient la lumière du monde ! Les non-chrétiens se rendaient compte que ces chrétiens avaient été avec Jésus...

 

Conclusion :

Le feu de l'Esprit, ce n'est pas du fanatisme, un show, des émotions passagères, ni des idées mystiques...

C'est la présence de Dieu qui envahit nos cœurs, qui « baptise », immerge nos vies dans Son Esprit. C'est ce revêtement de pureté, de puissance, de lumière qui viennent d'en haut... afin que nous soyons des instruments efficaces dans notre génération. Sans ce feu divin, je risque une vie chrétienne stérile, vide, plate, sans impact... !

Les chrétiens du premier siècle ont reçu ce baptême à la Pentecôte, et les mêmes chrétiens ont été régulièrement « remplis » du Saint-Esprit. La promesse est aussi pour nous !

La première église nous enseigne que c'est dans la prière que ce feu divin descend, nous embrase et nous remplit...

Prions : Seigneur, viens ranimer le feu de Ton Esprit ! Oh que l'église en a besoin aujourd'hui !

 

Paul écrit :

 

* à son fils spirituel, Timothée : « ...je t'exhorte à ranimer la flamme du don de Dieu... car ce n'est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné ; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d'amour et de sagesse » (II Timothée 1 :6-7).

* aux chrétiens de Thessalonique : « N'éteignez pas l'Esprit ; ne méprisez pas les prophéties» (I Thessaloniciens 5 :19). Ce sont bien des allusions au feu que Dieu a allumé dans nos cœurs...

 

 

13:26 Écrit par Pasteur Daniel Costanza dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/08/2008

 

UNE ANCRE SOLIDE DANS LES TEMPETES DE LA VIE

 

Texte biblique : I Samuel 30

 

Rappelons d'abord la définition de l'ancre :

« Forte pièce d'acier suspendue à une chaîne, que l'on jette au fond de l'eau pour qu'elle s'y fixe et retienne le navire. »

D'où le verbe « ancrer » : fixer solidement, fig. enraciner

Et le substantif « ancrage » : action qui consiste à attacher à un point fixe. (Micro Robert)

 

Introduction :

 

Dans les dernières semaines, j'ai beaucoup réfléchi à l'importance d'être bien ancré en Dieu dans les tempêtes qui viennent secouer le navire de notre vie. Sans cela il y aura naufrage spirituel. L'apôtre Paul nous parle de certains chrétiens qui « ont fait naufrage quant à la foi » (I Timothée 1 :19).

J'aimerais illustrer cette vérité spirituelle par une histoire vécue par David, avant même qu'il ne devienne roi d'Israël.

 

Le contexte historique: Ce chapitre décrit une phase très difficile pour David, qui, bien que oint pour être le roi d'Israël, doit fuir pour sauver sa vie, à cause de la jalousie morbide dont il est l'objet de la part de Saül. David est contraint de se réfugier chez les Philistins (chap. 27) pour un temps ; au chap. 29 il est renvoyé par ceux-ci... Qui sait combien de questions ont dû traverser l'esprit de David... Suis-je bien dans la volonté de Dieu ?

Le chapitre 30 s'ouvre avec une tempête, très violente et complètement inattendue, qui s'ajoute à sa propre situation précaire... Tsiklag est pillée et incendiée par les Amalécites!

 

En lisant ce passage, regardons attentivement la réaction de David, et essayons de faire le lien avec le concept de l'ancre...

 

  • I. Une défaite cuisante pour David et ses hommes (1-7):

 

  • - Il s'agit d'une invasion de l'ennemi, qui avait détruit et brûlé la ville...
  • - Toute une population faite prisonnière et des pertes matérielles considérables.
  • - David a une réaction tout à fait humaine... (v. 4)
  • - Il est personnellement affecté (v. 5)
  • - Sa vie est encore une fois en danger... et cette fois à cause de menaces internes! (v. 6)

 

Dans ce climat d'angoisse légitime et d'amertume imméritée, David nous surprend tous. A noter le « mais » qui annonce quelque chose d'inattendu... Il fit un choix déterminant...

 

  • II. Le secret de la force surnaturelle de David (6-7)

 

A la différence de tous les autres, "David reprit courage en s'appuyant sur l'Eternel, son Dieu". La version du Semeur donne : "Il puisa de nouvelles forces en se confiant en l'Eternel son Dieu"

 

Ce verset nous révèle que dans cette crise très grave, David a choisi de jeter son ancre spirituelle dans les eaux agitées et dangereuses où il se trouvait. Oui, David possédait une ancre indéfectible. Ce n'était pas une ancre de dernière minute, improvisée, magique ou superstitieuse, ni une ancre empruntée à d'autres...

 

Cette ancre, c'était sa relation intime, sa communion personnelle et étroite avec Dieu, une relation qu'il cultivait jour après jour avec Lui.

 

Le Psaume 27 est un exemple parmi tant d'autres, qui révèle la profondeur de cette proximité avec Dieu. Lisons-le entièrement...

 

Quelle est la leçon pour nous ?

 

L'apôtre Paul prie afin que les chrétiens soient « puissamment fortifiés par Son Esprit dans l'homme intérieur » (Ephésiens 3:16) car il est conscient que nous serons tôt ou tard confrontés à des tempêtes qui pourraient nous détruire si nous ne sommes pas ancrés en Jésus!

Dans la même épître, il exhorte les chrétiens à être prêt au combat spirituel (6 :10-12). Ce n'est pas une armure théorique, intellectuelle, mais spirituelle ! Il s'agit d'une préparation préventive en vue du « mauvais jour » (v. 13)...

 

      Cet ancrage est possible grâce à deux moyens puissants dont nous disposons :

 

  • a) La prière
  • b) L'écoute de la voix de Dieu dans Sa Parole.

 

Ce sont ceux auxquels David fait recours dans la suite de cette histoire...

 

  • III. Un renversement de situation (9-19)

 

L'ancre spirituelle de David l'a amené à :

 

  • 1) Consulter Dieu (v. 7)
  • 2) Retrouver la force et le courage pour attaquer l'ennemi (v. 9-10)
  • 3) Bénéficier de la Faveur Divine (11-16)
  • 4) Abattre tous les ennemis (17)
  • 5) Récupérer sa famille et tous les biens (18-20)
  • 6) A rendre gloire à Dieu (v. 23)

 

 

Conclusion :

 

Mon ami, disposes-tu de cette même ancre ?  Où en es-tu dans ta relation avec Dieu ? Peut-être le temps d'un nouvel ancrage est arrivé dans le cas où tu aurais perdu tes repères, ou tu te sentirais emporté par les vagues violentes autour de toi...

Dans la tempête, est-ce que tu sombres dans la panique ou bien es-tu en mesure de te ressourcer auprès de l'Eternel ?

Dieu ne veut pas que notre navire coule ! Nous avons entamé ce voyage avec Lui vers une destination précise : la vie éternelle dans le royaume de Dieu. C'est dans ce but qu'Il a pourvu une ancre sûre, notre foi en Dieu :

 

« Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide... » (Hébreux 6 :18).

 

Dieu ne veut que personne périsse, que personne sombre dans la ruine totale : Il veut nous protéger de tout naufrage spirituel afin que tous les passagers puissent arriver à bon port : le ciel. Là nous serons accueillis par Celui qui nous a précédés : Jésus, notre Maître et Sauveur. Avec Lui nous sommes en sécurité!

 

« Le nom de l'Eternel est une tour forte ; le juste s'y réfugie, et se trouve en sûreté » (Proverbes 18 :10)

 

 

 

 

15:09 Écrit par Pasteur Daniel Costanza dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/07/2008

 

UN TRIPLE ENCOURAGEMENT (Genèse 15 :1)

 

Je suis fasciné par l’histoire d’Abraham, « père de la foi ».

Au chapitre 12 :1-3, Dieu lui adresse un appel particulier. C’est un appel à une vie d’aventure avec Dieu. C’est aussi l’annonce d’un plan divin qui aurait marqué et béni sa vie et sa famille mais aussi une nation entière, en fait toute l’humanité !

A 75 ans, Abram accepte cet appel sans aucune hésitation et obéit (12 :4). Avec sa famille, il se met en marche vers une destination inconnue, sous la direction de Dieu, son guide.

Dieu lui promet de posséder le pays de Canaan (v. 7 / Cf. 13 :14-17). Abram avance par la foi (12 :7-9). Sa dépendance de Lui est signalée par les autels qu’il bâtit à l’Eternel.

Dans cet itinéraire imprévisible, il y a des difficultés (la famine, ce qui l’oblige à descendre en Egypte et l’entraîne dans une mésaventure avec Pharaon à cause de la beauté de sa femme Sara…)

Au chapitre 13 nous le voyons remonter d’Egypte et retrouver son chemin. En effet, dans le verset 4, il nous est dit qu’ « Abram invoqua le nom de l’Eternel ». C’est un bon principe à suivre chaque fois que nous avons l’impression d’être désorientés !

Au chapitre 14, Abram est confronté à une guerre contre des ennemis dans laquelle il sort victorieux (13-16).

Ces péripéties illustrent bien notre vie chrétienne. Bien que nous ayons décidé de suivre l’appel de Dieu, il y a des moments de faiblesse, de peur… il y a des combats… mais Celui qui nous a appelés est toujours là pour nous encourager. Comme il l’a fait pour Son « ami » Abraham.

En effet, au début du chapitre 15, verset 1, « après ces évènements, la parole de l’Eternel fut adressée à Abram dans une vision, et il dit :

 

Abram, ne crains point ; je suis ton bouclier, et ta récompense sera grande.

 

Quelles paroles formidables, puissantes, rafraîchissantes ! Tout un programme de bénédictions divines est contenu dans ce triple encouragement de la part de Dieu :

 

 

  1. « ABRAM, NE CRAINS POINT … »

 

Dieu l’appelle par son propre nom. Nous avons un Dieu personnel, qui nous connaît individuellement. Nous ne sommes pas des numéros dans un « fichier céleste » !

Dieu connaît également nos craintes, nos soucis, nos inquiétudes… Abram craignait, entre autres, de devoir mourir sans avoir un héritier. Il le dit lui-même à Dieu (vv. 2-3), et ce malgré la promesse divine reçue (cf. 13 :16).

 

Nous sommes souvent perplexes, préoccupés, dans la crainte face aux problèmes de la vie, aux déceptions que nous vivons, et aux incertitudes liées à notre avenir. Malgré notre connaissance de la Parole, il nous arrive de nous poser des questions qui révèlent de l’anxiété, voire de l’angoisse. C’est humain !

La peur est souvent l’arme préférée de notre ennemi, qui cherche à nous piéger. Dans Proverbes 29 :25, il est écrit que « la crainte des hommes tend un piège, mais celui qui se confie en l’Eternel est protégé ».

 

Dieu dit à Abram, « ne crains point ». N’est-ce pas intéressant de remarquer que Jésus a souvent répété cette parole à Ses contemporains, ainsi qu’à Ses propres disciples (Matthieu 14 :27 / 28 :10 / Marc 5 :36).Il nous le dit aussi aujourd’hui ! « Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume ».

 

Oui, Sa présence bannit toute crainte lorsque nous prenons conscience du fait que notre vie est dans Sa main puissante ! Sa paix remplit nos cœurs et nos pensées. Nous sommes en sécurité parce qu’Il connaît le chemin que nous devons suivre.

 

  1. « JE SUIS TON BOUCLIER… »

 

Face à tous ses points d’interrogations, Abram pouvait compter sur une certitude : Dieu lui-même s’engageait à le défendre. Quelle garantie !

 

Le bouclier est une ancienne arme défensive, une épaisse plaque portée au bras gauche par les gens de guerre pour se protéger.

Dans les Psaumes, Dieu est souvent présenté comme le bouclier de Son peuple (exemple : Psaume 115 :9-11). En d’autres termes, Il dit : Je suis ton protecteur.

Y-a-t-il une meilleure défense que la présence de Dieu lui-même ?

 

Oui, le combat spirituel est parfois intense et âpre (Ephésiens 6 :10-13). Mais avec Dieu, notre bouclier, à nos côtés, la victoire est assurée !

En plus, Il nous a fourni « le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin… » (Ephésiens 6 :16).

 

  1. « … TA RECOMPENSE SERA TRES GRANDE »

 

Oui Dieu aime récompenser Ses enfants qui marchent par la foi !

Il est écrit que « sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11 :6-7).

Dieu récompense toujours la foi, l’obéissance (foi en action), la fidélité à Son égard.

 

En effet, au verset 4, Dieu promet à Abram qu’un héritier sortira de ses entrailles et lui donne une vision de sa postérité (v. 5). A noter la réaction de cet homme de foi : « Abram eut confiance en l’Eternel, qui le lui imputa à justice » (v. 6). En outre Dieu lui révèle l’avenir de cette nation dont Abram est le père (12-17). En ce jour là, « l’Eternel fit alliance avec Abram » (v. 18).

 

Par sa foi vivante en Dieu, Abrahan « fut appelé ami de Dieu » (Jacques 2 :22). La récompense d’Abram fut très grande : il devint le père d’Isaac, son héritier ; le père d’une nouvelle nation et d’une immense famille spirituelle (dont nous faisons partie), mais sa récompense allait au-delà de ce qu’on peut obtenir sur cette terre, « car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11 :10).

 

C’est la même récompense céleste qui attend tous ceux qui entament ce voyage avec Jésus et qui l’achèvent en ayant gardé la foi jusqu’au bout !

Alors, avec la même assurance, nous pouvons poursuivre notre aventure avec Dieu, parce qu’Il est fidèle à Sa Parole. Nous avons décidé de Le suivre. Il connaît la destination finale !

 

Il dit à Son Eglise : « Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi… » (Apocalypse 22 :12).

 

 

 

 

 

 

 

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16/07/2008

ENFIN LIBRE !

 

 

« Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8 :36)

 

Introduction

 

Mercredi 2 juillet 2008. Il est déjà minuit. Le monde entier apprend une très bonne nouvelle par les médias : « Ingrid Betancourt enfin libre ». On a l'impression de rêver, mais les images confirment le succès remarquable de cette opération impeccable de libération menée par l'armée militaire colombienne. Quel soulagement et quelle joie de voir Ingrid avec 14 autres ex-otages qui ont vécu dans l'enfer de la jungle pendant plus de six ans !

Nous sommes aussi tous touchés par sa reconnaissance envers Dieu devant les caméras du monde entier. Nous apprenons également que la Bible a été son « unique luxe »  pendant sa détention.

En réfléchissant à cet heureux dénouement, je ne peux m'empêcher de penser à une libération bien plus spectaculaire -à portée universelle- réalisée par Jésus-Christ pour l'humanité entière, et ses répercussions éternelles.

  • I. CHRIST EST VENU LIBERER LES CAPTIFS

Un jour, dans la synagogue à Nazareth, Jésus proclame Sa mission, prophétisée par Esaïe : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'Il m'a oint pour... proclamer aux captifs la délivrance... » (Luc 4 :18-19).

Oui, tous les hommes, depuis la désobéissance d'Adam et Eve dans le jardin d'Eden, sont otages de Satan, « esclaves du péché » (Romains 6 :17,18).

Dans notre texte d'introduction, les Juifs religieux ne comprenaient pas la liberté dont Jésus leur parlait, d'où leur réaction au verset 34. Jésus leur répond de manière catégorique : « ...quiconque se livre au péché est esclave du péché » (Jean 8 :34) Par ses propos, Jésus bafouait leur fausse sécurité, en tant que descendants d'Abraham...

C'est par Son sacrifice parfait, offert une fois pour toutes, à la croix, nous avons été rachetés par le sang précieux de Jésus (I Pierre 1 :18), « délivrés de la puissance des ténèbres et... transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons... la rémission des péchés » (Colossiens 1 :14).

Voici le prix que Dieu a payé pour notre libération ! Jésus est la seule rançon par laquelle nous pouvons sortir de la jungle du péché, sous le contrôle du diable !

Nous avons maintenant la liberté d'approcher Dieu, de L'appeler Père, de L'adorer, de Le servir, de jouir de Ses bénédictions... « Là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » (II Cor. 3 :17). Nous sommes libres d'aimer Dieu, notre prochain et même nos ennemis ! Et ce n'est pas fini ! Jésus est aussi celui « qui nous délivre de la colère à venir » (I Thessaloniciens 1 :10).

Nous sommes libres de nos chaînes ! Nous avons un avantage même sur la création qui, elle, attend cette délivrance (Rom. 8 :21). Alléluia !

  • II. LE MOYEN DE NOTRE LIBERATION: LA VERITE DE LA PAROLE DE DIEU

Jésus l'a dit clairement à ses interlocuteurs : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8 :32).

Cette vérité n'est pas une théorie, une philosophie, un credo. Pilate n'a pas posé la bonne question lorsqu'il a dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » (Jean 18 :38) car la vérité n'est pas une religion, ou une idéologie mais une Personne. Jésus a dit : « Je suis la vérité ». Il est la « Parole pleine de grâce et de vérité » (Jean 1 :14).

L'apôtre Paul nous parle de cette liberté spirituelle acquise « après avoir entendu la parole de la vérité, l'Evangile de notre salut » (Ephésiens 1 :13). Et l'apôtre Jacques de confirmer que nous avons été régénérés par la parole de vérité (1 :18). Oui, cette Parole révèle l'état dans lequel se trouve l'être humain sans Christ et lui montre le seul remède que Dieu a pourvu.

Après son ascension au ciel, Christ nous a envoyé l'Esprit de vérité : « Il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16 :13). Satan est au contraire le père du mensonge (Jean 8 :44).

Malheureusement, la majorité de l'humanité rejette le salut divin et étouffe la vérité (Rom. 1 :18, 25). Malgré tout, Dieu, dans Sa patience, «veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous » (I Timothée 2 :4-5).

  • III. ATTENTION: LIBERTE N'EST PAS LIBERTINAGE!

La liberté est un bien inestimable mais il faut savoir le gérer ! Combien de gens ne font pas bon usage des droits qui sont les nôtres et, par conséquent, se retrouvent en prison !

Ils sont libres mais ils dépassent les nécessaires limites, et deviennent esclaves de leurs vices, ce qui les amène à perdre leur liberté...

Il en est de même dans l'exercice de notre liberté en Christ. L'apôtre Paul en parle amplement dans sa lettre aux Galates :

2 :4 - « ...des faux frères qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l'intention de nous asservir » (retour au légalisme, aux traditions religieuses...)

5 :1 - « C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis... ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude »

Verset 13 : « ...vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon la chair ; mais rendez vous, par la charité, serviteurs les uns des autres ».

L'apôtre Pierre va dans le même sens : « ... sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu » (I Pierre 2 :16).

Notre liberté doit nous rendre reconnaissants, joyeux mais aussi responsables et sages, car l'ennemi veut nous asservir à nouveau à notre chair, en nous donnant l'impression d'être libres ! Son jeu est très subtil...

Conclusion

« Enfin libre ! » Voici notre témoignage chrétien en deux mots...

1) Es tu vraiment libre ? Y a-t-il des chaînes invisibles qui te paralysent ?

2) Nous qui sommes libres, avons nous encore cette joie, cette exubérance ?

3) Utilisons-nous cette liberté à bon escient ?

4) Pensons nous à tant d'otages, enchaînés par le diable, qui languissent d'être    libres ? C'est là notre tâche : annoncer la bonne nouvelle de la délivrance totale et définitive en Jésus ! C'est là l'essence de l'évangélisation.

A Christ, notre puissant Libérateur, soient la gloire et notre obéissance à jamais !



10:52 Écrit par Pasteur Daniel Costanza dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/06/2008

NOTRE IDENTITE EN CHRIST (Lettre aux EPHESIENS)

CHAPITRE 1 

I. Les croyants sont les bénéficiaires de la “richesse de la grâce de Dieu »  (v. 6) – 1:1-14: 

En tant que tells, ils sont “saints” (v.1), “fidèles” (v. 1), “bénis de toute bénédiction spirituelle…” (v. 3), “élus avant la fondation du monde…” (v. 4),“prédestinés”… (v. 5), “enfants d’adoption…” (v. 5), rachetés par son sang (v. 7), pardonnés (v. 7), ayant connaissance de la volonté et du mystère de Dieu (vv. 8-9), héritiers (v. 11), scellés du Saint-Esprit (v. 13).

Notes:

1)     L’expression “en Christ” apparaît 36 fois dans Ephésiens. Elle signifie qu’à présent, le croyant vit et agit dans le cadre de sa communion personnelle, son union, son intimité, sa relation avec Christ.

2)     Le but pratique de notre élection est exprimé au verset 4: “…saints et irrépréhensibles devant lui ”.

3)     Le but éternel du plan de Dieu est exprimé dans les versets 6, 12, 14: “la louange de sa gloire” !

4)     La doctrine de l’élection est centrée sur Christ, par la Croix et est collective (l’Eglise). L’élection au salut est offerte à tous !

5)     La prédestination est précédée par la pré-connaissance de Dieu (voir Romains 8:29). 

II. La prière de Paul pour les croyants à Ephèse (1:15-23). Il prie pour le renouvellement de leur pensée : 

1)     Comprendre notre vocation (vv. 17-18): un coeur illuminé, notre espérance et héritage.

2)     Comprendre la puissance de Dieu à l’oeuvre dans nos vies (v. 19).

3)     Comprendre l’autorité de Christ (vv. 20-23): Sa résurrection, glorification et primauté. 

SOYONS CE QUE NOUS SOMMES EN CHRIST!

 

 

CHAPITRE 2 

I. NOTRE IDENTITE “AVANT CHRIST”  

vv. 1-3 

- Morts par nos offenses et péchés ;

- Marchant selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, selon l’esprit de rébellion ;

- Vivant selon les convoitises de notre chair, soumis aux volontés de la chair et de nos pensées;- par nature des enfants de colère. 

vv. 11-13 

- sans Christ;

- privés du droit de cite en Israël;

- étrangers aux alliances de la promesse;

- sans espérance et sans Dieu dans le monde;

- éloignés;

- étrangers et gens de dehors (v. 19). 

II. NOTRE IDENTITE “APRES CHRIST”   vv. 4-10 

- rendus vivants avec Christ;

- ressuscités et assis ensemble dans les lieux célestes (But: montrer « l’infinie richesse de sa grâce »);

- sauvés par grace, par le moyen de la foi;

- Nous sommes son ouvrage… pour de bonnes oeuvres. 

vv. 13-19 

- rapprochés par le sang de Christ;

- accès auprès du Père, dans un même Esprit;

- concitoyens des saints;

- gens de la maison de Dieu. 

à Comme cela a été possible? Par le ministère de Jésus et Sa mort (vv. 14-17). 

à Quel a été le fruit de Sa mission? La naissance d’un nouveau peuple : L’église (vv. 19-22).

CHAPITRE 3 

I. LA FORMATION D’UN NOUVEAU CORPS : L’EGLISE (vv. 1-13)  

A) La révélation du “mystère de Christ” (v. 5) 

B) La révélation du mystère de Son corps spirituel (vv. 6, 9): 

a.     Les païens (Gentils) et Israël sont maintenant co-héritiers, membres de la même famille chrétienne; 

b.     Ensemble nous avons accès aux “richesses incompréhensibles de Christ” (v.8) 

C) L’objectif éternel de Dieu pour Son église (vv.10-11): Nous sommes la voix de la sagesse de Dieu devant le monde spirituel des ténèbres! 

D) Nous avons le droit de nous approcher de Dieu avec liberté et confiance! (v. 12)  

II. LA PRIERE DE PAUL POUR LES CHRETIENS (vv. 14-21)  

A)    Pour être fortifiés “dans l’homme intérieur” (v. 16) de manière à ce que Christ habite dans nos coeurs (v. 17) ; 

B)     Pour être capables de comprendre les dimensions de Son amour (vv. 18-19), de manière à être remplis de la plénitude de Dieu (v. 19) ; 

C)    Pour que Dieu soit glorifié dans l’église (vv. 20-21).  

Note: Dans le verset 13, Paul, toujours en prison, encourage ses lecteurs. La souffrance qu’il endurait n’était pas un obstacle à l’exercice de son ministère. En fait, cette souffrance pour la cause de l’Evangile doit être considérée comme une “gloire” pour les croyants. En effet, si nous gardons à l’esprit qui nous sommes en Christ, alors nous allons pouvoir évaluer les circonstances de notre vie de manière tout à fait différente ! 

 

CHAPITRE 4: Notre nouvelle identité dans le Corps de Christ 

 

Introduction: En tant que Chrétiens nous ne sommes pas des solitaires car nous appartenons à un corps uni, une seule église sous la direction d’un seul Chef, Christ. En tant que tels il y a interdépendance entre les membres; nous ne sommes pas des entités indépendantes. Ce chapitre met en relief les implications pratiques de notre identité chrétienne (sur le plan de notre caractère et de nos relations). 

 

I.                    UN APPEL A L’UNITE DANS LE CORPS (vv. 1-16)  

 

A)      Une vie digne de la vocation reçue – cohérence (v. 1)

B)       Les qualités requises pour protéger l’unité spirituelle (vv. 2-3)

C)     Les bases bibliques pour vivre l’unité chrétienne (vv. 4-5): 

1)       Un seul Corps (l’église), 2)       Un seul Esprit, 3)       Une seule Espérance,

4)       Un seul Seigneur, 5)       Une seule Foi, 6)       Un seul Baptême,

7)       Un seul Dieu et Père 

D)     5 Dons-Ministères pour le développement du Corps (vv. 7-16) : apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et enseignants.

E)       Leur objectif (vv. 12-13) : équiper le peuple de Dieu et l’amener vers la maturité spirituelle. 

 

Note: Dans le verset 8 Paul paraphrase le Psaume 68:18 pour montrer que Christ possède les qualifications nécessaires pour distribuer ces “dons” ou ministères à ses disciples. Ce psaume décrit probablement le retour du Roi David suite à une conquête militaire. C’est peut-être une allusion à l’incarnation et à l’ascension de Christ après avoir achevé Sa mission sur terre?

 

 II.                  UN NOUVEAU COMPORTEMENT / STYLE DE VIE (vv. 17-32) 

 

Veuillez noter le contraste entre la conduite des païens sans Christ et le style de vie des nouveaux croyants en Christ. 

 

CHAPITRE 5

 

Notre nouvelle identité dans notre conduite quotidienne

 

 

I. UNE TRANSFORMATION VISIBLE (vv. 1- 21) – Verset clé: 8

 

AUTREFOIS…TENEBRES…”                                              MAINTENANT VOUS ETES LUMIERE DANS LE SEIGNEUR”

 

II. LE MARIAGE AVEC CHRIST DANS NOS  COEURS (vv. 22-33)

 

 

a.     Les femmes se soumettent à leurs maris “comme au Seigneur” (vv. 22-24): une soumission volontaire au chef ; comparaison avec Christ et Son église.

 

b.     Les maris aiment leurs femmes “comme Christ a aimé l’Eglise…“ (vv. 25-33): amour, tendresse et respect réciproque.

 

 

A noter que Paul réaffirme l’intention initiale de Dieu par rapport au mariage (v. 31)

 

CHAPITRE 6:

 

Notre nouvelle identité dans nos relations sociales et dans le monde spirituel

 

I.                    DANS NOS RELATIONS FAMILIALES (vv. 1-4)

 

a)    Les enfants doivent obéir à leur parents et les honorer  “selon le Seigneur » ; il y a une promesse spécifique pour eux (vv. 1-3).

 

b)    Les pères doivent traiter leurs enfants avec respect, en les instruisant dans les voies du Seigneur (v. 4).

 

 

II.                  DANS NOS RELATIONS PROFESSIONNELLES (vv. 5-9)

 

a)    Les esclaves (serviteurs) doivent obéir à leurs maîtres … “comme à Christ…” (vv. 5-6)

 

b)    Les maîtres doivent traiter leurs serviteurs de la même manière (v. 9).

 

c)     L’attitude chrétienne (vv. 7-8).

 

 

III.                DES GUERRIERS DE LA FOI BIEN EQUIPES (vv. 10-18)

 

a)    Un double impératif pour les soldats chrétiens (vv. 10-11).

b)    La réalité de notre guerre: “les ruses du diable”, “dominations, autorités, prince des ténèbres, esprits méchants dans les lieux célestes, traits enflammés du malin” (vv. 11-12, 16).

c)     Toutes les armes de Dieu (vv. 13-19):

§         La ceinture de la vérité

§         La cuirasse de la justice

§         Les pieds du zèle (proclamation)

§         Le bouclier de la foi

§         Le casque du salut

§         L’épée de l’Esprit (la parole de Dieu)

§         La prière dirigée par l’Esprit

 

Doxologie finale: Paix, amour et grâce d’en haut (v. 23), vertus nécessaires pour vivre notre identité chrétienne!

 

 

 

 

 

11:35 Écrit par Pasteur Daniel Costanza | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

"OPERATION SAUVETAGE"

Texte: Romains 1 :14-16 Introduction 

Cette prédication est le fruit d’une expérience récente vécue en plein centre ville à Madrid (Espagne), où j’ai eu l’occasion d’assister à une réunion d’évangélisation en plein air, organisée par un ministère appelé « Kilometro Cero ». Des chrétiens de tout âge, provenant de tous les coins de la planète, annoncent tous les soirs le message de l’Evangile, avec joie, simplicité et passion à centaines de passants (120.000 par jour en moyenne) qui s’arrêtent pour écouter.

L’Eglise de Jésus dans la rue : quelle belle image ! Sans aucune honte et avec enthousiasme et conviction, les chrétiens partagent la bonne nouvelle…Cette expérience m’a amené à réfléchir sur l’urgence de l’évangélisation, à l’instar de l’apôtre Paul qui dans ce passage exprime sa passion pour le salut des âmes : 
  1. Je suis débiteur envers tous (quand on a une dette, on est pressé de la rembourser au plus tôt !)
  2. J’ai un vif désir de communiquer l’Evangile
  3. Je n’ai pas honte de l’Evangile car c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croît !

L’évangélisation constitue la plus importante opération de sauvetage lancée par Dieu Lui-même (Jean 3 :16). Le Père a envoyé le Fils (qui s’est donné à la croix en sacrifice pour l’humanité), le Fils nous a envoyé le Saint-Esprit (pour convaincre le monde de péché…).

Toutefois, malgré cette formidable équipe qu’est la Trinité, Dieu compte sur moi et sur toi en tant que messagers ! C’est là notre vocation primordiale, notre mission urgente. Jésus a dit : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ».

On ne pourra pas accomplir cette mission que si nous restons conscients de TROIS CRIS qui s’élèvent non-stop : 
  1. LE CRI DU CIEL.
Ce cri a été intercepté par le prophète Esaïe (6 :8-9) lorsque Dieu l’a appelé à transmettre Son message d’amour à une génération qui s’était éloignée de Ses voies. « Qui ira pour nous ? », dit l’Eternel. Esaïe, saisi par ce cri divin, n’a pas fait attendre sa réponse : « Me voici, envoie-moi ». Ce fut une décision personnelle, un engagement individuel… loin d’être facile. Dieu a honoré cette décision. Entends-tu ce cri du ciel face à notre société qui sombre dans la mort spirituelle? 
  1. LE CRI DE L’ENFER

Dans l’Evangile de Luc 16 :19-31, nous avons le récit de Jésus relatif au sort éternel de deux personnages : « Richard » (l’homme riche) et Lazare le pauvre. Tous les deux moururent et furent ensevelis ; leur destinée étant scellée pour l’éternité. La réaction de « Richard » en proie aux tourments, exprime son désespoir. La conversion ni l’évangélisation ne sont plus possible de l’autre coté de la tombe ! C’est aujourd’hui le jour du salut ! C’est maintenant que nous devons avertir les pécheurs du danger de l’enfer (v. 29).

Des millions d’âmes en enfer nous supplient d’aller parler de Jésus à leurs familles, leurs amis… Notre génération ne connaît pas la loi de Dieu, ni les prophètes ! C’est à nous de communiquer le plan du salut divin. 
  1. LE CRI DES AMES PERDUES
Dans Actes 16 :9-10 Paul et son équipe sont confrontés à une situation inédite : le Saint Esprit les empêche d’annoncer la Bonne Nouvelle en Asie (v. 7). Ce n’était pas encore le temps de Dieu dans Sa stratégie souveraine. Paul, soumis à la direction du Saint Esprit, a une vision (v. 9) qui explique cette « interdiction ». C’est un cri de détresse, un SOS qui retentir dans cette vision : « Passe en Macédoine, secours-nous ». Paul et son équipe obéirent (v. 10)… le reste de l’histoire est connu ! Cette opération de sauvetage aboutit à la conversion de Lydie, du gardien de la prison (et de sa famille), qui fut amené à poser la question la plus importante (vv. 30-31). Quel résultat formidable… qui marqua la naissance de l’église de Philippe ! 

Conclusion            

Sommes-nous encore capables de capter ces trois cris ? Ou bien sommes-nous sourds, indifférents, trop occupés pour participer à cette opération sauvetage ? Combien de fois Dieu nous appelle mais nous avons tant d’excuses.           

Evangéliser, c’est simplement avertir les pécheurs du danger de mort (Ezéchiel 3 :17-21) ; c’est partager la grâce de ce Dieu qui ne veut qu’aucun périsse mais que tous aient la vie éternelle. Vas-tu t’impliquer dans cette opération de sauvetage ?

Il n’y a plus de temps à perdre !  Ensemble, par tous les moyens à notre disposition, même les plus créatifs, participons à cette noble mission, avec l’aide du Saint Esprit.            

11:23 Écrit par Pasteur Daniel Costanza dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/06/2008

REMPORTER LE PRIX DE LA COURSE DE LA FOI

Texte biblique : I Corinthiens 9:24-27

Introduction 

L’Euro 2008 ! Le championnat européen de football nous inspire quelques réflexions: quelle passion sportive, quelle énergie de la part des joueurs, qui font la fierté des nations… ! Quel enthousiasme et quelle euphorie de la part des supporters!

 

L’apôtre Paul, “athlète de la foi” nous encourage à participer à la course la plus importante et à courir de manière à remporter le prix suprême!

En tant que Chrétiens, nous ne sommes pas spectateurs de la course, mais participants solidaires les uns des autres ils sont tous appelés à arriver au bout du parcours avec la foi dans le Seigneur.

Paul compare la vie chrétienne à une course du temps vers l’éternité avec Dieu. 

A Corinthe, et ailleurs en Grèce, il y avait toutes sortes de compétitions sportives. L’apôtre Paul compare la vie chrétienne à une course, un marathon. Pas dans le sens d’une compétition où règne un esprit de concurrence, mais dans le sens où il y a un point départ,

un point d’arrivée et entre-temps, il faut courir avec persévérance, discipline, rigueur, endurance… et ce jusqu’au bout!

La notion de course nous parle aussi de dynamisme, de progression dans notre relation avec Dieu.

 

LE POINT DE DEPART: Conversion à Christ (la Croix du Calvaire). C’est le pardon de Dieu qui nous a qualifié, qui nous donne le droit de participer à cette course.

 

LE POINT D’ARRIVEE: Entrée dans l’éternité avec Jésus (en passant par la mort… ou lors de “l’enlèvement” de l’Eglise.)

 

Il y une différence à noter : Nous possédons déjà le SALUT de notre âme (gratuit et identique pour tous les chrétiens), mais au bout de la course il y a un PRIX éternel, une récompense céleste !

Voyons 6 caractéristiques de la COURSE CHRETIENNE. Elle 

1) A UN OBJECTIF PRECIS: Paul : “…je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ” (Philippiens 3:14) 

Le même Paul est en mesure d’affirmer au terme de sa course:  “…j’ai achevé la course… désormais la couronne de justice m’est réservée… non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement…” (II Timothée 4:7)

2) REQUIERT DE LA DISCIPLINE.

Jésus : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive » (Matthieu 16:24) 

Paul : « Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences… je tiens assujetti mon corps… »    (I Corinthiens 9:25, 27) 

Les athlètes font preuve de discipline au niveau du corps et de leur pensée ; ils acceptent des renoncements., des privations volontaires : un régime alimentaire bien équilibré, garder une bonne forme, être en bonne santé, développer la maîtrise de soi, des heures d’entraînement… 

3) DOIT SE DEROULER SELON DES REGLES PRECISES, celles de la Parole de Dieu! 

« …l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a pas combattu suivant les règles… » (II Timothée 2:5). Ces règles comprennent : l’étude et la pratique de la Parole de Dieu, la prière, la communion fraternelle, le service, la croissance spirituelle (fruit de l’Esprit), la consécration, la sainteté… 

4) A DES ADVERSAIRES… 

L’ennemi, le diable : « …veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (I Pierre 5:8) 

Notre chair (nature pécheresse) : « …la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit… » (Galates 5:17) 

Les distractions du monde : « …le monde entier est sous la puissance du malin » (I Jean 5:19) 

5) est évaluée par des SCORES 

- Sur la terre: « …afin que tes progrès soient évidents pour tous » (I Timothée 4:15) 

- Dans l’au-delà: « chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. » (Romains 14:12)

« …le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit… » (Apo. 20:12) 

6) VISE UN PRIX FINAL ET ETERNEL 

Il y a des joies, des victoires, des bénédictions ici-bas déjà mais rien ne peut égaler les récompenses célestes, éternelles qui sont prévues pour ceux qui achèvent la course. Dans I Corinthiens 9:25-27, Paul nous parle d’une couronne incorruptible! Elle sera décernée par le Juste Juge !  

D’où l’impératif, au verset 24 : « Courez de manière à remporter le prix! » 

La question se pose : Comment y parvenir? 

l L’attitude de Paul : « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir… oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant… » (Philippiens 3:12-13) 

Trois clés : Choisir d’oublier le passé (souvent un obstacle), prendre un nouvel élan, et se focaliser sur l’espérance éternelle.

Deux exemples négatifs cités par Paul : 

l Les chrétiens de la Galatie:« Vous couriez bien: qui vous a arrêtés pour vous empêcher d’obéir à la vérité? » (Galates 5:21) 

l Démas: « Démas m’a abandonné par amour pour le siècle présent… » (II Timothée 4:9) 

l OUI, LE DANGER D’ETRE DISQUALIFIE NOUS GUETTE !

Des athlètes exemplaires : Le chapitre 11 dans la lettre aux Hébreux nous présente une liste d’athlètes de Dieu, qui ont entamé la course « par la foi » et l’ont achevée « par la foi ». 

Au travers des siècles, beaucoup ont bien commencé cette course, mais pas tous l’ont terminée. Les  bonnes intentions ne suffisent pas. Il faut persévérer. Un bon départ ne garantit pas d’arriver jusqu’à l’arrivée. Jésus a dit : « Beaucoup sont appelés mais peu sont élus »…

Conclusion:  QUEL EST LE SECRET POUR BIEN ACHEVER LA COURSE CHRETIENNE ? 

Dans Hébreux 12:1-3, nous voyons trois principes fondamentaux à suivre : « …rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus… en échange de la joie qui lui était réservée… afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée . » 

Courage, nous sommes plus proches que jamais de la ligne d’arrivée !

Jésus est notre exemple, notre Champion suprême, il a déjà enduré la croix, achevé sa course avec succès, Il est maintenant couronné de gloire et d’honneur. Il nous encourage, nous renouvelle, nous prend par la main… et Il prépare des couronnes pour Ses athlètes.

Lorsque nous Le verrons, Il nous accueillera triomphalement. Cela en aura valu la peine !

 

Si tu es tombé, tu t’es blessé, tu n’as plus de force pour courir, tu as abandonné la course… Jésus est là pour te relever, te fortifier, te guérir… Il t’invite à redémarrer cette course qui aboutit à la vie éternelle avec Lui.  Avec Lui tu peux devenir un champion de la foi, par la puissance du Saint Esprit !

11:17 Écrit par Pasteur Daniel Costanza | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |